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Libération

General Motors paralysé par une grève. Les salariés refusent le recours à des sous-traitants pour fabriquer les pièces détachées.

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Publié le 14/03/1996 à 2h46

New York,

de notre correspondant General Motors est au point mort. Hier, 83.000 personnes travaillant pour le constructeur automobile étaient au chômage technique et 21 des 29 chaînes d'assemblage de GM aux Etats-Unis étaient arrêtées. Le coup d'arrêt est venu d'un mouvement de grève lancé, la semaine dernière, à Dayton (Ohio) dans deux usines qui fabriquent des éléments de freins pour l'ensemble du groupe, où une centaine d'emplois étaient menacés et où environ 3.000 ouvriers membres du Syndicat unifié de l'automobile (United Automobile Workers) avaient cessé le travail.

Le nombre de grévistes représente à peine 1% des effectifs de GM, mais comme le mouvement affecte la production de pièces détachées essentielles, c'est l'ensemble des usines qui est menacé de paralysie. Au coeur du conflit, la décision de l'usine de faire appel, pour deux modèles, à des pièces détachées fabriquées par l'allemand Robert Bosch. Une décision qui, d'après le syndicat, devrait se traduire, à terme, par la perte de 125 emplois, ce que conteste General Motors.

Mais, comme l'ont parfaitement compris syndicats et direction, le dossier de l'usine de freins vaut pour l'ensemble du groupe. Pour la direction de General Motors, le développement de la sous-traitance est présenté comme une nécessité: la plupart des grands constructeurs mondiaux ont depuis une dizaine d'années largement réduit leur propre production au profit de la sous-traitance. Leurs effectifs ont fondu: ces quinze dernières années, ce son

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