C'est la fin de l'année, la fin du mouvement social, le 31 décembre.
Pierre-Christophe Herzog finit de taper sa lettre. «Trop, c'est trop. (...) Bien que cette décision soit difficile à prendre, je quitte la CFDT.» Le «trop, c'est trop» est longuement détaillé. Il y a eu, relate l'auteur de la missive, la Marche du siècle du 15 novembre, émission pendant laquelle Nicole Notat a pris «clairement position pour le plan Juppé», tout en décochant ses flèches contre la CGT et FO; puis une autre interview «désagréable»; puis, l'appel de la secrétaire générale, le 12 décembre, à reprendre le travail; puis à nouveau d'autres déclarations qui ont pris Pierre-Christophe Herzog à rebrousse-poil. «J'ai eu l'impression de ne plus être du tout défendu, ni même représenté.»
Trois mois plus tard, ce technicien de l'Office national des forêts de Martigues, adhérent à la CFDT depuis 1983, ne regrette pas sa décision. «Pour moi, c'est trop tard.» «Ou bien il faudra que la CFDT change de tête et d'orientation...» Combien sont-ils, ces «déchireurs de carte», à avoir franchi le pas après le conflit de décembre?
Du côté de la confédération, les compteurs n'ont pas encore été mis à jour. La période des renouvellements de cotisations pour 1997 n'est pas close. D'ailleurs, la CFDT préfère minorer le phénomène. La centrale estime à «moins d'un millier» le nombre de sécessionnistes. Chiffre évidemment contesté par ces derniers, sans que cela soit possible de vérifier. Il est vrai, aussi, que toutes les l




