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Interview

La patience du «pêcheur» d'actionsTempleton investit toujours à contre-courant, mais sur le long terme.

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Publié le 28/03/1996 à 2h09

Gary Motyl, vice-président de Templeton, explique la stratégie de ce

gestionnaire de capitaux américains et les raisons qui l'ont incité à investir en France.

Quelle est votre stratégie en France?

En France comme ailleurs, nous sommes des stock pickers (littéralement: nous allons à la pêche), à la recherche d'actions sous-évaluées. Nous les achetons dans une perspective de long terme, avec un horizon de trois à cinq ans, sans guère tenir compte du pays où se trouve le siège de la société ni de ce qu'elle fait. Les pressions subies par la Bourse de Paris depuis un ou deux ans expliquent notre intérêt pour la France. Nous avons très sensiblement accru notre présence, au moment même où d'autres s'en allaient.

Vous êtes à contre-courant des autres investisseurs américains qui fuient la Bourse de Paris.

C'est précisément parce que les autres sont pessimistes et vendent que le marché français souffre. A son niveau actuel, il permet d'espérer de bons retours sur investissement. Mais à condition d'être prêt à patienter entre trois à cinq ans, ce que peu d'investisseurs peuvent se permettre.

Pour nous, c'est différent: nous ne sommes pas là pour faire du trading, jouer sur les marchés ou les monnaies. Nos critères sont les PER (Price Earning Ratio, rapport entre les profits d'une entreprise et son cours de Bourse) appréciés sur plusieurs années. Et aussi le rapport entre le prix des actions, les actifs et la trésorerie de l'entreprise. Si on suit ces critères, il existe beaucoup d'entrepri

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