Tokyo,
de notre correspondante Nom: Wallace. Prénom: Henry. Nationalité: américaine. Profession: futur président de Mazda. Un Américain au volant d'un constructeur japonais, c'est une première. Moyennant un investissement d'un demi milliard de dollars, Ford s'apprête à prendre le contrôle de fait du cinquième constructeur automobile de l'archipel, qui est aussi le plus mal en point.
A quelques jours de la visite au Japon du président américain, Bill Clinton, la nouvelle ne pouvait pas mieux tomber. Le ministre japonais de l'Industrie et du Commerce extérieur (Miti), Shunpei Tsukahara, a immédiatement souligné hier la portée politique de l'accord: «C'est une excellente nouvelle pour l'économie mondiale. Cela prouve que nous sommes bien entrés dans l'ère de la compétition internationale.» Coïncidence heureuse, le représentant américain au Commerce, Mickey Kantor choisi par Bill Clinton pour remplacer Ron Brown, mort récemment dans un crash en Bosnie, au poste de secrétaire au commerce, devait rendre public aujourd'hui à Washington un rapport sur les progrès de l'ouverture du marché auto japonais depuis l'accord conclu en juin entre le Japon et les Etats-Unis. Une époque où l'administration américaine menaçait Tokyo de sanctions commerciales.
Propriétaire de un quart du capital de Mazda depuis 1979, Ford va porter sa participation à 33,4%. Un seuil qui lui donne la minorité de blocage, la place de premier actionnaire et, en réalité, la mainmise sur le groupe d'Hiroshima. Selon l'a




