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Analyse

1997, année fatidiqueLa compagnie se prépare dans la douleur à la déréglementation.

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Publié le 18/04/1996 à 4h00

Le retour du printemps apporte deux questions: quand fera-t-il beau?

Air France va-t-elle s'en sortir? La question revient comme une antienne chaque fois que la compagnie prépare ses comptes, clos, cette année, le 31 mars. British Airways et Lufthansa ont connu cette interrogation, aujourd'hui dépassée. Air France, cette année encore, restedans le rouge. Il s'est pourtant passé des choses depuis la nomination, en novembre 1993, de Christian Blanc au poste de PDG: le référendum des salariés, le découpage de la compagnie en centres de résultats (CDR), la productivité augmentée des navigants, la recapitalisation, la reconquête de la clientèle et la mise en place du «hub» (lire ci-contre). Avec ça, Christian Blanc peut dire: «Nous commençons à exister.»

Mais il reste d'autres chantiers. Enormes, si Air France veut s'imposer dans un ciel encombré et déréglementé en 1997. A commencer par la fusion avec Air France Europe (ex-Air Inter) alors que les personnels des deux compagnies se haïssent. Paradoxe: au moment où Christian Blanc allège le déficit d'Air France, ses salariés continuent à s'angoisser. «La situation est tendue», reconnaît François Cabrera, secrétaire général de la CFDT. Petite revue des dossiers de Christian Blanc: La politique sociale. C'est le sujet le plus sensible. Le plus incertain aussi. A Nice, les agents commerciaux d'Air France débrayent depuis quelques jours pour les mêmes raisons que les pilotes et mécaniciens d'Air France Europe, en grève aujourd'hui et de

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