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Roissy 2 à l'heure du «hub», pour gagner du temps et de l'argent. Depuis le 1er avril, Air France raccourcit les escales et multiplie les destinations. Une réorganisation condamnée à réussir.

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Publié le 18/04/1996 à 4h01

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, Air France a mis en place à

Roissy un élément crucial de son plan de redressement: le hub, ou la nouvelle plaque tournante de ses avions. Un hub, littéralement le moyeu d'une roue, est une horlogerie. Un modèle d'organisation qui fait que, désormais, tous les vols d'Air France arrivent et repartent en étant regroupés sur cinq plages horaires dans la journée.

Nouveaux marchés. En théorie, les passagers pourront ainsi faire Turin-Los Angeles avec un temps d'escale réduit à Paris. Ou Marseille-Sao Paulo. Ou encore Barcelone-Johannesburg. Bref, ils profiteront d'une offre considérablement élargie, sans être obligés d'attendre une journée dans l'aérogare ou de prendre un autre vol. Soit + 177% d'opportunités de correspondances moyen - long-courriers dans les deux sens. Ou 77% de destinations supplémentaires jusqu'ici inaccessibles (comme Kampala, en Ouganda). Et les bagages transitent sans qu'on ait besoin de s'en soucier... Dans le jargon des transporteurs, c'est «l'enregistrement de bout en bout».

Air France en attend une hausse du chiffre d'affaires annuel de 500 millions à 1 milliard de francs. De quoi récupérer un peu des parts de marché perdues (0,9% en un an sur les lignes internationales). «En ajoutant une correspondance, nous gagnons deux marchés. Avec 21 nouvelles correspondances, cela nous fait 41 marchés de plus!» se réjouit Bruno Mateu, directeur des programmes. Inventé par American Airlines après la déréglementation aérienne de 197

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