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Libération

Alitalia redescend de son nuageA l'instar d'Air France, la compagnie italienne entame sa restructuration.

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Publié le 18/05/1996 à 5h25

Plan de sauvetage: le monde de l'aérien n'a plus que ce mot à la

bouche. Après l'espagnole Iberia et le groupe Air France, c'est au tour de la compagnie italienne d'annoncer sa révolution. Alitalia (17.982 salariés) va éclater en deux compagnies, l'une consacrée au long-courrier, l'autre aux petites et moyennes distances. Le transporteur compte également se séparer de 2.833 salariés d'ici cinq ans, soit 17% de ses effectifs, en misant sur des départs en préretraites. Le plan, présenté jeudi aux syndicats, et qui prévoit aussi une augmentation de capital de 3.000 milliards de lires (environ 10 milliards de francs), doit se dérouler en deux phases. Dans l'immédiat, il s'agit de réduire de 12 à 15% les coûts de la masse salariale et d'apurer les finances de l'entreprise. Puis les années 1998-2000 seront consacrées au développement avec, notamment, l'ouverture de l'aéroport Milan-Malpensa. Ce dernier devrait permettre de récupérer les clients perdus de la riche Italie du Nord. «Nous avons conscience d'avoir choisi la seule voie possible pouvant éviter une faillite inévitable», estime Domenico Cempella, administrateur délégué. On jurerait entendre Christian Blanc parlant d'Air France Europe...

Alitalia, qui fête cette année son cinquantenaire, a transporté, l'année dernière, près de 21 millions de passagers. Mais la compagnie a encaissé, dans le même temps 442 milliards de lires de pertes (1,45 milliard de francs), quasi le double de 1994, et son endettement atteint un niveau jam

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