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Interview

Sorti de la crise, le Japon sera encore plus fortPour l'économiste Kenneth Courtis, le pays a même accru sa puissance régionale.

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Publié le 20/05/1996 à 4h54

Peu à peu, les économistes reviennent à l'optimisme sur l'économie

japonaise. Le pays, qu'on croyait en panne sèche il y a un an, connaît maintenant une franche croissance. Explications, par l'économiste de la Deutsche Bank Capital Markets à Tokyo, Kenneth Courtis.

La reprise économique est-elle bien là?

Il y a un consensus pour dire qu'au fond, les choses ne vont pas si mal: on a eu 3,6% de croissance au dernier trimestre 1995, la consommation a l'air de se relancer, les entreprises retrouvent peu à peu confiance, les ventes d'automobiles augmentent, le dernier chiffre du chômage est en baisse. Bien que l'opinion s'oppose au plan du gouvernement d'utiliser des fonds publics pour assainir le système bancaire, la situation actuelle est aussi favorable au secteur bancaire malade. Le yen a baissé et la Bourse est désormais au-delà des 20.000. Ce qui, conjugué à des taux d'intérêt maintenus très bas, permet aux banques de retrouver des plus-values et donc de liquider leurs créances douteuses. D'où les prévisions sur la croissance de l'économie à 2,5% cette année. Néanmoins, les finances publiques sont très dégradées. Il est d'ailleurs question de relever la TVA de 3 à 5%.

Pourtant, il n'y a pas si longtemps, l'été dernier, les rumeurs les plus alarmistes couraient sur l'économie japonaise...

L'été dernier, la parité yen/dollar s'établissait autour de 80. A cette époque tout le monde pensait que la devise japonaise allait encore grimper 70, 60 yens pour un dollar. C'était la panique t

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