On ne parle plus de jours fériés ni de ponts dans les entreprises.
On discute d'aménagement du temps de travail (ATT), de réduction et de flexibilité. Rien de bien original, au moment où le Premier ministre exhorte les partenaires à se «remuer» sur le sujet. En 1994, 3.300 accords d'entreprise ont pourtant été signés, soit une progression de 15% par rapport à 1993. Mais qui se soucie de mesurer leur impact sur la vie des salariés et leur efficacité économique? L'Anact (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) s'est penchée sur la question à travers cinq cas d'entreprise.
Surprise: les chercheurs, Jacques Genet, Michel Pepin et Yves Le Roux, commencent par mettre les pieds dans le plat. Ces accords, affirment-ils, résistent mal à l'épreuve du temps. Pire: ils «courent le risque d'une obsolescence à court terme». Autrement dit, celui qui s'engage dans l'ATT doit, en permanence, réviser sa copie! Ou bien l'entreprise revient aux heures sup, à l'intérim. «L'évolution de l'activité ou de l'environnement modifie les bases sur lesquelles se sont construits les accords et tend à rendre les organisations inadaptées», insistent les auteurs. Et gare aux lendemains sans aides financières de l'État!
L'impact sur les conditions de travail, souvent abordées en contrepartie des contraintes imposées, laisse aussi à désirer. Ainsi, les délais de prévenance sont trop courts, lorsque le salarié doit modifier son rythme. Chez Bosch, les employés apprécient la règle du volont




