Tokyo,
de notre correspondante Les constructeurs automobiles japonais reviennent! Les cinq grands, qui viennent de publier leurs comptes annuels, affichent une santé retrouvée: plus de 12 milliards de francs de bénéfices pour Toyota, 3,4 milliards pour Honda, premier bénéfice depuis trois ans pour Nissan sur ses activités Japon...
Il y a seulement un an, les constructeurs faisaient pourtant grise mine. Au printemps 1995, la flambée du yen a fait souffler un vent de panique parmi leurs états-majors. Comment rester compétitif avec un dollar à 80 yens alors qu'un an plus tôt le billet vert valait 30% de moins? Cela tenait de la mission impossible. «C'était un choc monétaire terrible», avoue-t-on chez Nissan.
Tout en accusant le gouvernement de «tuer l'industrie» en tolérant un taux de change aussi pénalisant, ils ne sont pas restés les bras croisés. Et se sont préparés à être compétitifs dans ces conditions. Symbole du travail accompli: Toyota, qui avait vu ses marges fondre de 7 à 1,5% de son chiffre d'affaires entre 1990 et 1994, a augmenté son résultat net de 46% au cours de l'exercice 1995-1996 en dépit d'un tassement du chiffre d'affaires.
Ces résultats font dire aux analystes que les Japonais sortent de quatre ans de crise plus compétitifs que jamais. Pendant les années noires, ils ont appliqué avec méthode quatre recettes: réduction des coûts, réorganisation du système de production, révision des liens avec leurs fournisseurs traditionnels et délocalisation. Un à un, plusi




