Quarante-huit heures après avoir pris connaissance du plan de
réforme pour la SNCF, les syndicats de cheminots commencent à réagir. En rangs divisés. La CFTC et FO soutiennent le projet du gouvernement qui prévoit d'une part la création d'un établissement public chargé de reprendre une partie des dettes et l'infrastructure (les rails) et d'autre part la régionalisation du transport; la CFDT et SUD-cheminots s'affichent ouvertement contre. Quant à la CGT, premier syndicat parmi les 180.000 cheminots, elle hésite encore.
Dans un communiqué envoyé hier, la CFTC «souscrit pleinement aux orientations courageuses» présentées par le gouvernement qui «ouvrent pour la SNCF et les cheminots de nouveaux horizons.» L'organisation estime que «le plus difficile est encore à faire, mais le contexte pour y parvenir semble s'être fortement éclairci». FO salue également «des mesures significatives» pour le redressement de la SNCF qui ne ressemble ni au schéma allemand, ni au britannique et se borne à exprimer un léger doute, semble-t-il, sur l'unicité à terme de la société ferroviaire.
Pour la CFDT, au contraire, le projet «ne correspond en rien aux demandes exprimées en novembre-décembre» et «engage le transport public ferroviaire dans une voie dangereuse pour son avenir».
La fédération cédétiste redoute par-dessus tout les débuts d'une privatisation rampante. Selon ses responsables, dès cet automne, au moment où le plan devra faire l'objet d'une loi, le syndicat pourrait donc appeler à des mouv




