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Sursis pour la Lainière de RoubaixLa justice gèle provisoirement le plan social qui prévoit la suppression de 264 emplois.

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Publié le 13/06/1996 à 7h00

Lille, de notre correspondant

En dépit des réunions multiples entre les élus du Nord et les ministères concernés, l'avenir de la Lainière de Roubaix semble aujourd'hui toujours incertain. Le tribunal de commerce de Roubaix a accordé quelques jours supplémentaires de répit à l'entreprise en déclarant vendredi le gel du plan social présenté par l'administrateur judiciaire, maître Becquet. Les éventuels repreneurs disposent encore d'une dizaine de jours pour se déclarer. Le tribunal prendra sa décision le 17 juillet prochain.

Le volet social du plan Becquet comprend 264 suppressions d'emplois sur les 569 emplois que représentent la Lainière et Proditex au sein du groupe textile de Filip Verbeke. Mais, devant la pression des syndicats et du gouvernement qui a également désapprouvé le plan social, l'administrateur judiciaire a admis que le nombre de licenciements pourrait être réduit en faisant appel à diverses mesures d'aménagement du temps de travail et de départs en retraite anticipée. Le volet industriel de son plan est plus consensuel: il propose notamment le regroupement des deux entreprises sur le même site, ce qui permettrait une meilleure utilisation du matériel et un fonctionnement complémentaire des deux services commerciaux, que chacun reconnaît actuellement «peu agressifs».

A Paris, en revanche, c'est une partie de bras de fer qui se joue entre les hauts fonctionnaires du Comité interministériel aux reconversions industrielles (Ciri) et les politiques, visiblement souci

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