C'est ce qu'on appelle un anniversaire raté. Un an tout juste après
son introduction en Bourse, la société Du Pareil au même (DPAM) se fâche avec son commissaire au compte. Au point que celui-ci refuse de certifier les résultats de l'exercice 1995, publiés hier, malgré tout, par l'entreprise de vêtements pour enfants. Entre les deux parties, le différend porte sur la méthode de comptage des stocks qui rentrent dans les actifs de la société. Or, dans le secteur de l'habillement, ce poste représente un peu le nerf de la guerre. D'autant que la marque des tous petits à petit prix importe un grand nombre de marchandises.
DPAM reçoit de ses fournisseurs des lots de caisses. Pour compter ce qu'elle contiennent, elle isole un échantillon (une caisse sur dix). Cette méthode est aux yeux de la direction très fiable: les écarts constatés d'une période à l'autre restent «minimes». «Le taux d'erreur est inférieur à 0,20%. C'est totalement négligeable en valeur», clame Paul Bernard, le nouveau directeur général en charge des finances, appelé en renfort au début du mois. «Je n'ai pas perdu pied. Je ne suis pas devenu gâteux», rétorque Sylvain Litvine, l'expert-comptable, qui se refuse à en dire plus, se réfugiant derrière le secret professionnel.
En avril, l'entreprise s'est résolue à faire un inventaire géant de ces stocks: pièce à pièce, 4 millions d'articles ont été contrôlés par les employés de la marque, payés en heures supplémentaires, dans son entrepôt de Wissous en Essonne. Et un au




