Encore plus fort. Le grand groupe de négoce japonais Sumitomo Corp.,
numéro un mondial du commerce du cuivre, a révélé jeudi soir à New York une perte de 1,8 milliard de dollars (9 milliards de francs) sur le marché du métal rouge. Pendant dix ans, Yasuo Hamanaka, chef trader sur le cuivre, a camouflé les pertes gigantesques qu'il avait accumulées sur ce marché, où il était connu pour ses opérations spéculatives. A l'annonce de la nouvelle, un vent de panique a saisi les opérateurs internationaux.
Le président de Sumitomo, Tomiichi Akiyama, a affirmé vendredi lors d'une conférence de presse à Tokyo que son groupe avait les moyens de faire face à cette catastrophe financière. La banque Sumitomo, une des plus grandes du Japon, qui fait partie du même groupe, a indiqué qu'elle apporterait si besoin est son «soutien total» à la société de négoce, mais cela ne devrait pas être nécessaire compte tenu de la taille et de la santé financière de la sogo shosha (maison de commerce) qui fait partie des quatre majors japonaises. Dans un rituel classique au Japon, le président a présenté ses «profondes excuses pour le tort causé par cette affaire», et s'est incliné en signe d'affliction, devant les caméras de télévision.
Dans la lignée de Nick Leeson, qui a coulé la banque d'affaires britannique Barings par ses spéculations sur l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo (perte: 1,4 milliard de dollars), et de Toshihide Iguchi, qui a plombé les comptes de la banque Daiwa en jouant sur les obligati




