Air France va mieux. C'est du moins ce que s'acharne à répéter la
direction de la compagnie aérienne, qui présentait, hier, lors d'un conseil d'administration, les comptes de l'exercice 1995-1996, clos le 31 mars. Il faut se pincer pour le croire. Certes, la compagnie retrouve un résultat d'exploitation positif (413 millions de francs contre 902 millions de pertes l'an passé); certes l'endettement faramineux a bien diminué (19,2 milliards de francs au lieu de 26 il y a un an) et le résultat courant se redresse (968 millions de francs de pertes contre 3,1 milliards, grâce notamment au versement des deux premières tranches de la recapitalisation). «Air France renouera avec les bénéfices en 1997», promet Patrice Durand, directeur financier du groupe.
Mais il y a d'autres indicateurs bien moins satisfaisants. Le chiffre d'affaires, tout d'abord. En baisse de 1,8% à 39,4 milliards. Soit 732 millions de francs en moins. Selon la direction de la compagnie, la faiblesse de certaines devises contre le franc serait au banc des responsables ainsi que les grèves de décembre qui ont entraîné une diminution des recettes évaluée à «environ 300 millions de francs».
La recette unitaire, le nerf de la guerre dans le monde aérien, ensuite: en diminution de 6,5% pour le trafic passager et de 3,4% pour le fret. Les pertes nettes, enfin: 2,8 milliards pour l'exercice 1995-1996 (contre 467 millions de francs lors de l'exercice précédent). Il est vrai que les résultats de l'année dernière avaient ét




