Six mois après le conflit social qui a paralysé le réseau ferré, le
gouvernement a tranché. La réforme de la SNCF, présentée au Parlement, divise les syndicats. Face à ce «tournant historique», la CGT (48,9% aux dernières élections professionnelles) s'est montrée très discrète. Bernard Thibault, secrétaire général de la fédération CGT-cheminots, sort aujourd'hui de sa réserve. En faveur d'un «Oui, mais...»
Vous êtes restés très discrets après l'annonce par le gouvernement de la réforme de la SNCF...
Soit on nous taxe d'extrémistes, soit on nous soupçonne de noyer le poisson! Il s'agit d'une réforme d'une ampleur tout à fait différente, qui nécessite une autre approche qu'un contrat de plan reconduit tous les cinq ans. Nous voulons des garanties écrites noir sur blanc. Bernard Pons a, en partie, répondu à nos questions dans sa lettre du 19 juin, en particulier sur l'unicité de l'entreprise. Mais toutes les inconnues ne sont pas levées. Nous ne voulons pas nous en remettre seulement à un hypothétique projet de loi. Il doit y avoir un lien contractuel entre l'Etat et la SNCF.
Vous approuvez la création d'un Epic (Etablissement public industriel et commercial) chargé de la reprise de la dette et des infrastructures?
La reprise de la dette était au coeur de nos revendications durant le conflit de novembre-décembre. Dès lors que l'Etat assume ses responsabilités, nous ne pouvons qu'être satisfaits. Et il n'y aura pas de transfert de personnel, ça, c'est important. Les cheminots garden




