Enième rebondissement pour la Lainière de Roubaix: son PDG, Philippe
Verbeke, vient d'annoncer son intention de se retirer définitivement du marché français. En butte à l'hostilité du patronat local, le plan de reprise de l'industriel belge n'avait guère de chance d'être accepté. Cinq ans après le rachat de la Lainière pour 1 franc symbolique, il n'a pas réussi à épurer le passif de l'entreprise (80 millions de francs). Malgré une conjoncture difficile, Philippe Verbeke défendait contre vents et marées la cohérence de son groupe, qui comprend Sartel et la Lainière (1.750 salariés en tout). «C'est la présence de Verbeke qui représentait le principal obstacle, aussi il a décidé de se retirer», commente Alain Bruisselle, directeur de cabinet du député Gérard Vignoble (RPR). Depuis le dépôt de bilan du 30 avril, seule la proposition de l'Union textile tourquennoise est parvenue à l'administrateur judiciaire. L'UTT s'engageait à maintenir 160 des 574 emplois de la Lainière. Mais, de l'avis général, «les garanties sont insuffisantes». Les élus locaux voient mal l'Etat donner son accord au licenciement de plus de 400 personnes. Reste donc un dernier plan, qui sera présenté lundi. Il émane d'un collectif de cadres supérieurs du holding textile qui reprend dans les grandes lignes celui de Verbeke, engagé par ailleurs à céder l'ensemble de ses actions aux repreneurs salariés.
Les cadres maintiennent 600 emplois en échange d'un soutien financier de l'Etat de 60 millions de francs. C'es




