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SNCF: quatre scénarios pour un patronLe Floch-Prigent saura aujourd'hui s'il est libéré . Et s'il peut alors garder son poste.

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Publié le 15/07/1996 à 7h36

Jour J pour Loïk Le Floch-Prigent. Aujourd'hui, ou dans un délai

maximum de quarante-huit heures, la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris rendra sa décision sur la demande de remise en liberté du PDG de la SNCF, incarcéré le 4 juillet dans le cadre de l'affaire Elf-Bidermann. Pour la SNCF, les prochaines heures sont cruciales.

Si la chambre d'accusation prononçait le maintien de la mise en détention de Le Floch-Prigent ­ interrogé encore vendredi par le juge Eva Joly après une première perquisition au siège de la SNCF et à son domicile ­, cela impliquerait automatiquement un changement au sommet de la société ferroviaire. La semaine dernière, le gouvernement a prévenu: si Le Floch-Prigent ne sort pas de prison, il sera remplacé. Le ministre des Transports, Bernard Pons, précisait même, vendredi matin sur RTL, que son successeur devrait «avoir un profil parallèle». Problème: pour l'heure, l'intéressé n'a toujours pas fait mine de vouloir céder sa place. Jusqu'ici, son avocat, Me Olivier Metzner, s'est évertué à souligner que son client n'était pas démissionnaire.

Dès lors, plusieurs scénarios sont possibles. Un: Le Floch-Prigent est remis en liberté. Il peut alors continuer à assumer ses fonctions, du moins dans l'immédiat. Même présumé innocent, son avenir à la tête de la SNCF n'est pas garanti, du fait de ses démêlés judiciaires. Deux: il est maintenu en détention et refuse de démissionner. Dans ce cas, le Conseil des ministres du 24 juillet s'apprêterait à le rév

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