Ils étaient sept. Sept petits actionnaires venus assister à
l'assemblée générale controversée de la société Du Pareil Au Même (DPAM). Les comptes 1995 de la marque de vêtements pour enfants étaient présentés hier, avec six mois de retard, sous l'oeil désapprobateur d'un commissaire aux comptes qui, fait exceptionnel, ne les pas approuvés. Patiemment, les petits porteurs, qui ne représentent que 17,39% du capital, ont donc écouté les deux versions. Avant de céder la place au directeur financier, Simon Benharrous, le fondateur de la marque, qui s'est borné à indiquer qu'il n'avait «pas du tout l'intention de polémiquer». «Nos comptes sont sincères», a-t-il affirmé, tout en se défendant d'être un «patron artiste».
Le différend qui oppose l'entreprise, créée en 1982, à son commissaire a éclaté au grand jour au mois de juin, un an après l'introduction en Bourse de DPAM. Il porte sur la méthode de comptage des stocks, poste important dans une société d'habillement qui fonctionne par renouvellement permanent de ses produits. Selon le commissaire aux comptes Sylvain Litvine, «il existe une incertitude sur 90% des stocks», soit 69,2 millions de francs. Les provisions pour dépréciation de ces stocks sont insuffisantes, estime en outre le commissaire. Réponse de DPAM: la méthodologie de comptage des marchandises, par sondage sur 10% des colis, est «courante dans la profession». Le secteur du vêtement pour enfant «n'est pas directement sujet aux phénomènes de mode, ce qui justifie un mo




