Menu
Libération

Londres rechigne à ouvrir son ciel aux Américains

Réservé aux abonnés

Publié le 21/08/1996 à 9h24

La Grande-Bretagne n'est pas prête à signer un accord de «ciel

ouvert» avec les Etats-Unis. Ces derniers «veulent tout et ils ne cèdent sur rien», se plaint un officiel anglais interrogé hier par le Financial Times. Londres, qui s'estime lésé par rapport à Washington, a donc demandé à revoir la copie. La semaine prochaine, des négociations devraient reprendre. Faute de quoi, les épousailles commerciales annoncées en grande pompe entre British Airways et American Airlines seraient compromises. Dans ce secteur, qui mêle gouvernements, compagnies privées et publiques, les coups de gueule sont régulièrement de mise.

Les accords de «ciel ouvert» conclus entre deux pays permettent aux compagnies aériennes d'opérer sur le territoire de l'autre, toutes restrictions levées, et ont été inaugurés en 1992 entre les Etats-Unis et les Pays-Bas. Depuis, les Américains n'ont de cesse de chercher d'autres partenaires, douze européens à ce jour. Question de temps: plus vite les compagnies américaines seront présentes sur le Vieux Continent, totalement libéralisé le 1er avril 1997, mieux elles seront placées. En face, les Européens espèrent faire une percée aux Etats-Unis. En mars, les Allemands ont paraphé le protocole d'accord le plus important jamais signé avec Washington et les compagnies Lufthansa et United Airlines se sont juré fidélité.

Il n'y a guère que Paris pour pincer du nez. L'accord d'«open sky», dénoncé en 1992, n'a pas été renoué. Et le ton est monté, en mars, pour accoucher, aprè

Dans la même rubrique