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La loi Helms-Burton frappe le groupe mexicain DomosLes Etats-Unis appliquent les mesures anticastristes.

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Publié le 24/08/1996 à 9h15

Le groupe mexicain de télécommunications Domos, qui a investi en

1994 à Cuba, est la première victime latino-américaine de la loi américaine Helms-Burton, qui vise à sanctionner toute entreprise faisant affaires dans le pays dirigé par Fidel Castro. Le Département d'Etat américain a notifié mercredi à cinq dirigeants du groupe Domos, dont son président, Javier Garcia Calderon, leur interdiction d'entrée sur le territoire des Etats-Unis à l'expiration d'un délai de quarante-cinq jours, à moins que l'entreprise se retire de Cuba ou que ces dirigeants quittent l'entreprise.

Déjà l'entreprise minière canadienne Sherritt International avait été touchée le 9 juillet par une mesure similaire. Un certain nombre de ses dirigeants se devraient voir interdits d'entrée aux Etats-Unis à compter de ce samedi.

Le groupe Domos a annoncé vendredi qu'il ne se retirerait pas de Cuba et que les cinq personnes visées n'avaient pas l'intention de quitter leurs fonctions. Le groupe a précisé que ses dirigeants «préparaient des actions correspondant à la défense de leurs droits» et a exprimé son inquiétude devant «le déséquilibre évident du nouvel ordre mondial laissé par la fin de la guerre froide».

Basé à Monterrey, au nord du Mexique, le groupe Domos, à travers sa filiale Citel, a acheté en juin 1994 à Cuba 49% des actions de la société Empresa de Telecomunicaciones Cubana (Etecsa), pour un montant de 750 millions de dollars (3,7 milliards de F), tandis que la société privée cubaine Telefonica Antil

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