L'économie japonaise repart, mais peut-être pas aussi vite que ne
l'avaient laissé espérer les 3% de croissance observés sur les trois premiers mois de l'année, qui donnaient un rythme annualisé étonnant de 12,7%. Rendue publique hier, l'enquête trimestrielle sur le moral des patrons ramène le redémarrage de l'économie à de plus humbles proportions.
Contrairement aux espérances de beaucoup d'économistes, cet indicateur a rechuté, alors que son amélioration au mois de mai avait été interprétée comme le signe d'un retour de la confiance.
Ce mauvais chiffre a déjoué les prévisions des économistes et douché les marchés financiers. La Bourse de Tokyo a perdu 1% et le dollar a gagné du terrain face au yen. Il se négociait hier autour de 108,40 yens contre moins de 108 avant la publication de l'enquête.
Pas de panique pour autant: «Il apparaît aujourd'hui que le chiffre de croissance du premier trimestre tenait de l'anomalie et qu'il faut désormais s'attendre à une reprise beaucoup plus modérée», analyse Tadashi Kiuchi, économiste à la Long Term Credit Bank. Un signe est encourageant: le moral des petites et moyennes entreprises industrielles est légèrement meilleur. Or, pour les analystes, le moral des PMI est l'un des indicateurs clés d'une croissance soutenue. Autre signe montrant que tout ne va pas si mal: les grandes entreprises ont décidé d'augmenter de 6,6% leurs investissements sur l'année fiscale se terminant en mars 1997, contre 6% prévus en mai.
En septembre, la Banque du Jap




