C'est fait, Bally France, entreprise plus que centenaire, a
officiellement déposé son bilan hier devant le tribunal de commerce de Paris. Annoncée depuis le 21 août, cette mesure a aussitôt été accompagnée d'une demande en redressement judiciaire sur la base d'un plan d'assainissement des comptes. La période d'observation court jusqu'au 31 mars 1997. Bally, filiale depuis vingt ans du groupe suisse Oerlikon-Buerhrle, supprimerait plus de la moitié de son réseau français de points de vente (55 magasins sur 100) tout en se séparant de ses deux usines de fabrication, à Moulins dans l'Allier et à Villeurbanne, dans le Rhône, qui emploient 431 salariés sur un total de 1.400.
La purge est sévère. Ne resteraient, sur le sol français, que le centre logistique de Vierzon, dans le Cher (35 salariés), une partie des magasins et le siège, qui paraît en mauvaise posture. La nouvelle, redoutée depuis plusieurs semaines le 24 avril, les salariés avaient déjà pris connaissance de la condamnation du site de Villeurbanne , touche une fois encore un secteur très éprouvé (lire ci-contre). Au moment où Bally déposait son bilan, 250 salariés d'entreprises de chaussures et de textile de la région Rhône-Alpes manifestaient à Lyon devant la préfecture pour la défense de l'emploi dans le secteur.
Hier, le président de Bally France, Serge Marx, s'est refusé à tout commentaire à la sortie du tribunal où il a présenté son plan de redressement. Mais, selon des syndicats présents lors de cette réunion, l




