Menu
Libération

Les pilotes bloquent les commandesLa sécurité dans les soutes a déclenché hier une grève à Air Inter Europe.

Réservé aux abonnés

Publié le 13/09/1996 à 11h10

Avions cloués au sol et pagaille monstre dans les aéroports. Hier,

Air France Europe, l'ex-Air Inter (1), a connu une nouvelle journée noire après la grève surprise de vingt-quatre heures, très suivie, décidée par les pilotes de la compagnie; près de la moitié des vols ont dû être annulés. Cette fois, ni la revendication sociale ni la fusion avec Air France (en cours de préparation) ne sont à l'origine du mouvement. C'est la mise à pied d'un pilote qui a mis le feu aux poudres, même si les relations tendues entre le groupe Air France et ses pilotes ont servi de contexte.

L'histoire commence à Orly, mercredi matin. Le commandant de bord Jean-Louis Le Baraillec ­ 45 ans, huit ans d'ancienneté à Air Inter, 10 000 heures de vol, délégué du syndicat de pilotes Spit ­ prend les commandes d'un Airbus A320 pour une rotation classique Orly-Biarritz-Orly. A 8 heures, au départ de l'aéroport parisien, le commandant demande un contrôle des bagages embarqués en soute. Sa demande est acceptée, le passage au rayon X des bagages a lieu.

Arrivé à Biarritz, d'où il doit repartir avec le vol de 10h15, Le Baraillec reformule sa demande, par Télex comme le veut la procédure. D'ailleurs, il le fait systématiquement sur tous les vols dont il a la responsabilité. La direction d'Air France Europe est persuadée qu'il agit ainsi par hostilité. Cette fois-ci, excédée, elle refuse.

«Depuis Vigipirate, l'Etat a décidé de contrôler les bagages en soute sur 5% des vols nationaux et 10% des vols internationaux

Dans la même rubrique