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EMPLOI - FORMATION. Les écoles sur les sables mouvants de l'emploi. Les besoins des entreprises changent vite, alors que monter un cursus prend du temps.

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Publié le 23/09/1996 à 10h37

Où sont les emplois de demain? A force de ruminer la crise, on a

fini par oublier cette évidence: les entreprises continuent de recruter, même si elles le font dans des proportions beaucoup moins importantes que par le passé. Donc, ces emplois existent bien quelque part... Oui, mais où? Faut-il se lancer dans un cursus dernier cri (genre formation en multimédia) ou bien jouer la valeur sûre, (type grande école de commerce) pour avoir une chance de décrocher LE job? Les étudiants sont bien obligés de se poser ces questions au moment de s'engager dans une filière. Mais les entreprises, elles, ne voient souvent pas au-delà de deux ou trois ans les profils de jeunes diplômés dont elles auront besoin. Alors que les écoles ont besoin d'au minimum vingt-quatre mois pour mettre en place un nouveau cursus. Le temps d'y parvenir, l'entreprise a d'autres priorités...

Modestie. Il suffit de regarder en arrière. Au niveau quantitatif, pour commencer: les entreprises sont incapables de prévoir le nombre d'embauches qu'elles effectueront dans les mois ou les années à venir. Les directeurs de ressources humaines vous expliquent que tout dépend de la croissance, du chiffre d'affaires, de la concurrence, des retournements de marché.«Il faut être modeste», plaide Eric Lambert, responsable du recrutement à Automobiles Peugeot. «Les prévisions quantitatives sont forcément approximatives. Au-delà du très court terme, c'est-à-dire un an, nous ne donnons aucun chiffre.» Les erreurs massives commises

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