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Air Liberté se retrouve sur le sableL'entreprise a été mise hier en dépôt de bilan. Le PDG compte sur ses salariés.

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Publié le 27/09/1996 à 10h22

Air Liberté a déposé son bilan hier. Après un conseil

d'administration qui s'est tenu dans la matinée, la compagnie aérienne a été mise en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois par le tribunal de commerce de Créteil et deux administrateurs judiciaires ont été nommés. Ce fut une «longue journée», a résumé Lotfi Belhassine, patron d'Air Liberté.

Longue et douloureuse. En début d'après-midi, les salariés réunis en assemblée générale ont appris la nouvelle avec effarement: sur les neuf premiers mois de l'exercice (du 1er novembre au 31 juillet), la compagnie a perdu 650 millions de francs. Une somme bien supérieure à la perte de 163 millions de francs annoncée en avril pour les six premiers mois de l'exercice. En fait, à l'époque, Lotfi Belhassine avait omis de prendre en compte dans ses résultats le coût des ouvertures des lignes. Soit 270 millions de francs de plus...

Dans l'immédiat, et dans l'attente d'un éventuel repreneur, Air Liberté devra fermer plusieurs lignes sur les 15 qu'elle possède. Sont notamment touchées Orly-Montréal, Bordeaux-Londres, Toulouse-Londres, ces deux dernières étant d'ores et déjà fermées depuis mercredi. Il lui faudra aussi se séparer de 285 salariés sur 1.800 et ne pas renouveler plusieurs contrats à durée déterminée (ils sont 600 CDD en tout). Enfin, il lui faudra rendre une partie de sa flotte parmi laquelle quatre gros porteurs Airbus (A 300 et A 310) détenus par la société de leasing ILFC, ainsi que deux autres DC10.

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