Le travail reprend à Marseille. Aussitôt, il s'arrête à Paris, gare
de l'Est. Depuis une semaine, les arrêts de travail se multiplient à la SNCF; pour la seule période du 18 septembre au 10 octobre, 56 préavis de grève ont été déposés dans les régions. Soit plus de deux par jour.
Tout a commencé mardi à Marseille. A l'appel des syndicats CGT, CFDT et FO, les cheminots ont cessé leur activité pour réclamer des emplois supplémentaires. Résultat: le trafic ferroviaire régional était très perturbé et plusieurs TGV ont même dû être annulés. Jeudi, les contrôleurs de Rouen ont, à leur tour, dénoncé le manque d'effectifs. Un train sur cinq seulement roulait sur le réseau normand; le lendemain, Toulouse est entré dans la danse. Puis la Bourgogne où 55% des 600 conducteurs basés dans la région ont cessé le travail; puis le Languedoc-Roussillon; et les quatre départements de la Lorraine. Tous ces mouvements ont pris fin ce week-end, y compris à Marseille. La direction des Bouches-du-Rhône de la SNCF, qui souhaitait réorganiser les services de l'entretien des rames et du fret, ce qui aurait entraîné la suppression de 64 emplois, a promis de préserver la charge de travail du dépôt de Marseille. Réunis en assemblée générale, les cheminots ont donc décidé la reprise du travail hier à 6 heures. Mais, au même moment ou presque, les conducteurs de Paris-Gare de l'Est ont pris le relais. Si les grandes lignes semblent plutôt épargnées, les trains de banlieue ne devraient rouler qu'au rythme d'




