Le TGV français sera-t-il atteint du syndrome Concorde? La grande
épopée du rail à la française, celle qui a célébré pendant près de quinze ans la toute puissance de notre TGV national -en France et à l'étranger- sur n'importe quelle autre technique ferroviaire est probablement en phase d'achèvement. Affirmant mardi «la nécessité de redimensionner le programme TGV hexagonal», Anne-Marie Idrac la secrétaire d'Etat aux Transports, prône un «calendrier réaliste compatible avec les finances publiques». Terminée l'ambition tout TGV, la mode est désormais au «pendulaire» (voir ci-contre) et le TGV-Est -prochaine ligne en attente sur la liste- servira d'exemple. Hier, les réactions outragées se sont enchaînées. A commencer par celle très prévisible de Catherine Trautmann. Pour le maire socialiste de Strasbourg, qui s'est à plusieurs reprises engagée personnellement pour la construction d'une ligne à grande vitesse qui mettrait Paris à 1h50 de Strasbourg, «un gouvernement responsable doit savoir respecter ses engagements.» Du coup, le ministère des Transports mettait hier de l'eau dans son vin. «L'objectif à terme demeure la construction de l'ensemble de la ligne nouvelle de 406 km», expliquait-on. Le train pendulaire permettrait donc de prendre son temps pour la réalisation de la ligne, au fur et à mesure des financements. Il n'empêche, le projet TGV Est est mal en point. Estimée à 30 milliards de francs, la réalisation d'une ligne à grande vitesse sur 406 kilomètres coûterait gro




