JVC quitte Villers-la-Montagne, tout près de Longwy
(Meurthe-et-Moselle). Le groupe japonais a décidé de délocaliser son usine de chaines hi-fi à l'étranger. Jeudi, il était question de l'Ecosse, lorsque les salariés ont appris la nouvelle de la bouche de Jean Bessis, administrateur général de JVC France. Pas du tout, nous affirmait vendredi soir Gérard Longuet, président du conseil régional de Lorraine: «JVC rapatrie sa production en Chine.» La région est plongée dans la consternation. En 1988, le fabricant japonais avait bénéficié de substancielles aides européennes et françaises pour implanter son usine française. En huit ans, cette filiale du groupe Matsushita a perçu 1 000 francs par mois et par emploi grâce à ces aides. Soit plus de 25 millions de francs, sans compter l'exonération de la taxe professionnelle (5 millions de francs). Fin 1995, JVC avait déjà réalisé un premier plan social en France, ramenant le nombre de salariés de 300 à 243, en majorité des femmes. A ce moment-là, 40% de la production était partie en Ecosse, où le groupe possède une usine de téléviseurs. Et l'activité a chuté au point qu'il a fallu recourir au chômage partiel. Les salariés avaient alors, non sans raison, nourri les plus grandes craintes. Un nouveau plan social devrait être mis en place avant l'arrêt total de l'activité, prévu en 1997 et la vente du site à un éventuel repreneur pour le franc symbolique. De quoi rappeler l'épisode Hoover, lorsque l'entreprise d'électroménager américaine




