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Air Liberté: le plan surprise de MaillotIl sera financé par le groupe Rivaud, actionnaire principal de la compagnie.

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Publié le 15/10/1996 à 22h59

Trois offres ont atterri hier en fin de journée sur le bureau des

administrateurs judiciaires chargés de trouver un repreneur à la compagnie aérienne Air Liberté, mise en règlement judiciaire le 26 septembre. Elles émanent de: British Airways, Virgin, Nouvelles Frontières. C'est de cette dernière qu'est venue la surprise: Jacques Maillot, Pdg de Nouvelles Frontières et de sa filiale aérienne Corsair, a présenté un «plan de continuation» en bonne et due forme conjointement avec le groupe bancaire Rivaud, déjà actionnaire à 33% d'Air Liberté. Quant au quatrième candidat pressenti, le CDR (Consortium de Réalisation, la structure chargée de revendre des actifs du Crédit Lyonnais), actionnaire majoritaire de la compagnie AOM, il a décidé de jeter l'éponge. Motif invoqué en coulisses: «Maintenant qu'il y a Bolloré derrière, on ne va pas se battre». Vincent Bolloré, patron de Bolloré Technologies est en effet l'un des actionnaires importants de la nébuleuse Rivaud, elle-même étant considérée comme proche du RPR. C'est la Financière Moncey, filiale à 50% du groupe Rivaud et à 10% de la Générale des Eaux qui apportera l'essentiel des fonds, soit 75 à 80% du tour de table réuni par Jacques Maillot. Le reste sera apporté par Nouvelles Frontières via sa filiale SPA (Société de participation aérienne, 10 à 15%) et par la compagnie Royal Air Maroc (10%). Le tour de table présenté hier n'est pas complet: selon Jacques Maillot, un ou deux actionnaires «moyennement importants» devraient l

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