Luxembourg
correspondance «On va à l'accord, ou on va à la crise», a averti hier soir, à l'issue de deux journées de négociations difficiles à Luxembourg, le ministre français de l'Agriculture, Philippe Vasseur. Le conseil des ministres de l'Agriculture qui se tient à Luxembourg est le théâtre d'une empoignade entre les pays membres mais aussi, avec la Commission, hostile à toute nouvelle intervention financière en faveur des éleveurs bovins. Selon les experts de Bruxelles, le manque à gagner pour les professionnels serait d'environ 1,3 milliard d'écus (8,4 milliards de francs) depuis mars, soit un chiffre inférieur au 1,7 milliard d'aide décidés au mois de juin. Une argumentation inacceptable par Paris, qui exige 500 millions d'écus (1,7 milliard de francs) supplémentaires pour les éleveurs européens étranglés par la chute de la consommation et l'effondrement des cours. «Aucun compromis n'est possible pour la France si il ne comprend pas des mesures concrètes pour compenser les pertes de revenus subies par les producteurs de viande bovine. Depuis un mois, les éleveurs attendent ces propositions et nous serions incapables de tenir ces engagements?», s'est insurgé Philippe Vasseur, bien décidé à contrer les velléités «comptables» de Bruxelles, avec l'appui de ses partenaires. Quitte, ensuite à faire quelques concessions sur la clé de répartition, afin, en particulier, de ne pas envenimer les relations avec son collègue allemand, Jürgen Borchert. Ainsi l'Allemagne et la France




