Lundi, la direction, les cadres et les organisations syndicales de
la SNCF ont rendez-vous. Objectif de cette table ronde: examiner le projet «industriel» de l'entreprise publique afin qu'elle recouvre l'équilibre financier d'ici trois ans. Les participants devront éplucher un document de 160 pages dont la majeure partie est consacrée aux «clients». Ils auront ensuite deux mois pour en discuter tous les détails au sein de commissions techniques. Un vaste chantier mené parallèlement à celui de la réforme de la SNCF: la création du Réseau ferré national, nouvelle structure qui va gérer les rails et reprendre à son compte 125 milliards de francs de dettes devrait être examinée par le Sénat les 14 et 15 novembre avant d'être discutée à l'Assemblée nationale. Révision des tarifs. Lundi, il sera surtout question d'amélioration du service et de simplification des tarifs. Certaines des mesures présentées sont déjà mises en route mais elles devraient être développées. Louis Gallois, PDG de la SNCF depuis début juillet, s'est largement inspiré des propositions de son prédécesseur, Loïk Le Floch-Prigent. L'envoi des billets à domicile, à condition qu'ils soient réservés quatre jours à l'avance, existe depuis le 16 septembre. Et la multiplication des TGV aux heures de pointe à destination de Lyon et Lille fonctionne depuis six mois. D'autres, comme la révision complète des tarifs, la vente par Internet et la création de guichets automatiques en relation avec les réseaux bancaires, prend




