Champagne à tous les étages chez Airbus Industrie: hier, le
consortium aéronautique européen a annoncé la commande ferme de 120 avions A319-A320-A321 par la compagnie USAir. La transaction comprend également l'acquisition de 120 appareils supplémentaires, à reconfirmer, plus une option de 160 autres du même type. Soit 400 avions à livrer de 122 à 168 places, si tout va bien, à la sixième compagnie américaine. «Avec les Airbus extrêmement rentables (...), nous pourrons desservir nos marchés en constante évolution pendant de nombreuses années», s'est félicité, hier dans un communiqué Stephen Wolf, patron d'USAir. Le montant de la vente n'a pas été révélé mais selon les prix indiqués sur le catalogue du constructeur (ces avions se vendent entre 40 et 57 millions de dollars pièce soit 200 à 285 millions de francs), l'opération se monterait à 5,3 milliards de dollars (27 milliards de francs) pour la seule partie «ferme» du contrat, plus du double si la deuxième tranche de l'acquisition est confirmée, et jusqu'à 18 milliards de dollars pour la totalité. Une estimation qui ne comprend toutefois pas les ristournes quasi obligées dans ce secteur quand on veut à tout prix sortir des années de vaches maigres. Il n'empêche: il s'agit là du contrat du siècle pour Airbus qui fête du même coup l'arrivée d'un nouveau client. Jusqu'ici, la compagnie USAir, dirigée par l'ex-conseiller de Christian Blanc chez Air France en 1994 et 1995, était principalement équipée de Boeing 737. «Cela confi




