Les trains n'ont quasiment pas roulé, hier, en Languedoc-Roussillon.
Et, sauf surprise de dernière minute, le réseau devrait rester en grande partie grippé aujourd'hui. Commencée il y a dix jours à Narbonne, la grève s'est peu à peu étendue à toute la région, à l'exception du Gard. Selon un pointage SNCF, 35% des cheminots, toutes catégories confondues, suivent le mouvement à Béziers (Hérault), 58% à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et 74% à Narbonne et Carcassonne (Aude). Plus de 45% des conducteurs ont cessé le travail dans la région. Un train sur quatre circulait hier sur les grandes lignes et presque pas sur les liaisons régionales; seul le TGV continuait de fonctionner. Au compte-gouttes, la SNCF a rétabli un Montpellier-Toulouse, un Lyon-Montpellier ou un Nîmes-Clermont-Ferrand, avec les retours. Ailleurs, il faut se contenter des bus affrêtés par la SNCF.
Hier matin, les voies n'étant plus bloquées comme l'exigeait la direction pour s'asseoir à la table des négociations les grévistes ont été expulsés samedi du poste d'aiguillage central une réunion régionale a finalement été ouverte avec les syndicats CGT, CFDT, FO. A Narbonne, point de départ du conflit, les grévistes réclament toujours l'embauche de cinquante jeunes et l'arrêt des restructurations qui impliquent la suppression d'une vingtaine d'emplois à l'équipement et dans la gare. Les autres sites revendiquent également des postes de travail. Entamée à 9 h à Montpellier, la réunion n'était toujours pas achevée




