Entre les thèses libre-échangistes des Etats-Unis et les réflexes
protectionnistes de bon nombre de pays asiatiques, la rencontre annuelle des dix-huit pays du forum économique de la zone Asie-Pacifique (Apec) a du mal à se trouver un dénominateur commun. La réunion qui se tient dans l'ancienne base américaine de Subic Bay, au nord de Manille, doit culminer ce lundi avec le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. Les ministres de ces 18 pays riverains de l'océan Pacifique, qui tentent de mettre en place la plus grande zone de libre-échange du monde, ont achevé samedi leur rencontre avec modestie: ils ne parlent pour l'instant que d'un «début crédible» à leur projet. Les pays de l'Apec représentent un poids considérable: 60% de la richesse du globe, 40% de la population mondiale, la moitié des échanges de la planète. La disparition des barrières douanières doit, si les obstacles ne repoussent pas le calendrier, se mettre en place graduellement, en 2010 pour les pays industrialisés de la zone, et en 2020 pour les économies en développement. Mais beaucoup de pays ont tendance à remettre au lendemain les belles promesses collectives auxquelles ils ont souscrit en 1994 à Bogor (Indonésie). Les Etats Unis veulent, quant à eux, accélérer le processus dans des domaines coïncidant avec leurs intérêts. Cette année, Washington propose de libéraliser totalement le marché des technologies de l'information (téléphones, ordinateurs, etc.) d'ici quatre ans. Proposition retenue" mais san




