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Un an après le troisième plan socialCristallerie Daum, modes de sortie Sept témoignages de licenciés ou préretraités.

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Publié le 16/12/1996 à 2h58

Il y a un an, la Compagnie française du Cristal Daum, qui fabrique

verres, vases, et cendriers sous les marques Cristal de Sèvres et Daum, annonçait une vaste restructuration, juste avant d'être cédée, pour un franc symbolique au groupe Sagem. Le plan social - le troisième en dix ans - prévoyait la suppression de 98 emplois dont 51 licenciements secs sur un effectif total de 417 salariés. Implantée sur la commune d'Allamps (Meurthe-et-Moselle), la cristallerie, créée en 1765, fait vivre de père en fils plusieurs villages et surtout Vannes-le-Châtel, 520 habitants. Là, à 20 kilomètres de Toul, il n'y a que deux agriculteurs en activité, un café-tabac, un dépôt de pain-épicerie, un gîte rural, une épicerie, une MJC et... la cristallerie. Cette fois, une cellule de reclassement, confiée au cabinet MOA et financée par la Sagem, a été mise en place. Mission terminée, un bilan a été dressé, le 6 décembre. Sur les 51 personnes licenciées, 40 hommes et 11 femmes, 17 ont retrouvé un emploi dont 2 à mi-temps, 13 sont en contrat à durée déterminée, 11 tentent encore des démarches. Et quatre cas particuliers: un intérim de plus d'un an, une longue maladie, une formation longue, et quelqu'un qui songe à créer son entreprise. Deux personnes ont été réintégrées chez Daum. Les quatre derniers, en «situation difficile» sont répertoriés «sans démarche». Une satisfaction néanmoins: 77% des reclassés sont restés dans la région. «Sans l'aide d'un cabinet professionnel, cela aurait été bien pire

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