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Vache folle. L'Union européenne en criseMajor accepte l'abattage des «troupeaux à risques» Londres espère obtenir de Bruxelles une levée de l'embargo, même partielle, sur sa viande bovine.

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Publié le 17/12/1996 à 2h54

Toute honte bue, le gouvernement britannique a finalement accepté

hier d'étendre l'abattage des bêtes aux «troupeaux à risque», comme il l'avait promis en juin dernier au sommet européen de Florence, pour enrayer l'épidémie de vache folle (encéphalopathie spongiforme bovine, ESB). Cet été, sur la foi d'une étude de l'université d'Oxford montrant que, abattage supplémentaire ou pas, l'épizootie aurait disparu vers l'an 2000, le gouvernement britannique était revenu sur ses engagements florentins et annoncé qu'il s'en tiendrait à l'élimination des animaux de plus de 30 mois. Mais, devant l'insistance de ses partenaires, de la Commission et des syndicats agricoles britanniques, John Major a cédé. Hier aux Communes, son ministre de l'Agriculture, Douglas Hogg, a reconnu que cet abattage supplémentaire était nécessaire pour que la Grande-Bretagne puisse espérer une levée, même partielle, de l'embargo sur la viande britannique imposé par l'Union européenne. Hogg n'a pas donné de chiffres sur l'ampleur du nouvel abattage qui doit toucher les animaux nés en même temps et dans les mêmes troupeaux que des bêtes mortes de l'ESB, mais les estimations vont de 100 000 à 125 000 bovins, qui s'ajouteront au million déjà éliminé. Londres espère maintenant que ses partenaires lèveront, dans un premier temps, l'embargo sur les troupeaux sains et bien suivis par les services vétérinaires d'Irlande du Nord. Une décision qui permettrait d'amadouer les députés d'Ulster dont le soutien est nécessai

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