La succession était mieux préparée que les milieux boursiers ne le
croyaient. Une semaine après la suspension de son titre à la Bourse de Paris et l'annonce du décès de Laurent Negro, son PDG, fondateur et premier actionnaire, le groupe Bis, numéro trois du travail temporaire français, passe dans le giron du groupe néerlandais de distribution et de services aux entreprises, Vendex International NV. Engagée depuis plusieurs mois par un président soucieux de la pérennité de son «bébé», la négociation aurait été conclue ce week-end par ses successeurs. Le groupe batave a en effet annoncé hier le rachat de 59,04% des actions du groupe français. Ce bloc d'actions, jusqu'alors contrôlé par le fondateur de Bis, est racheté sur la base de 490 francs par action. Un projet d'OPA, au même prix et portant sur les 40,96% restants, sera déposé bientôt, annonçait hier Vendex, qui payera «cash», à partir de lignes de crédit existantes. Au total, le groupe néerlandais, dont le chiffre d'affaires a atteint l'an passé 34 milliards de francs, devrait donc débourser environ 2,5 milliards de francs. Un prix qui «reflète le positionnement stratégique de Bis sur le marché français et les perspectives (") du groupe, prenant en compte les récentes déclarations prévoyant un résultat en net recul sur l'année 1996 (")», indique le communiqué.
Avec un chiffre d'affaires de 15 milliards de francs dans le travail temporaire (9,2 milliards de francs pour Bis et 5,8 milliards de francs pour Vedior, la branche




