Séoul envoyé spécial
Les relations entre la France et la Corée du Sud ne sont pas au beau fixe. Elles sont passées hier de la pluie à l'orage. Jean-Claude Paye, l'émissaire spécial dépêché à Séoul par Jacques Chirac pour mettre du baume au coeur des Coréens après «l'affaire Daewoo», en a été quitte pour une fameuse réprimande. Faisant référence au rejet de la proposition de Daewoo Electronics pour la reprise de Thomson Multimédia (TMM), le président sud-coréen Kim Young-sam a déclaré hier en recevant Paye: «J'ai le sentiment que la France n'est pas un pays en qui on peut avoir confiance.» Les Sud-Coréens, a poursuivi Kim, «sont persuadés d'avoir été victimes d'une discrimination pure et simple. On me dit que le processus de privatisation est en train d'être réexaminé. Ce serait une bonne chose qu'il aboutisse de manière satisfaisante. Dans le cas contraire, je crains qu'il n'en résulte un impact sérieux sur les relations entre la Corée et la France». Ces remarques ont été publiées dans un communiqué de la Maison Bleue, le siège de la présidence. L'émissaire aux mains vides. La presse coréenne, qui ne s'est pas privée de fustiger le «racisme» des Français depuis l'avis défavorable émis par la Commission de privatisation en décembre, n'a pas manqué de s'exprimer à nouveau sur le sujet. «L'émissaire français est venu les mains vides», titrait un éditorial du Chosun Illbo, jugeant peu convaincantes les explications de Jean-Claude Paye (qui occupait jusqu'à l'été dernier les fonc




