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Libération

Japon, six relances pour rienL'activité de la deuxième puissance économique ne redémarre pas.

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Publié le 22/01/1997 à 15h34

Tokyo de notre correspondante

Rien ne va plus pour l'économie japonaise. Kyotaru, l'une des plus grandes chaînes de restaurants de sushi, vient de se déclarer en faillite. La déconfiture de cette société cotée sur la première section de la Bourse de Tokyo, la partie noble du marché, a déprimé encore un peu plus les boursiers nippons. L'indice Nikkei, qui a déjà perdu beaucoup de plumes depuis l'annonce d'un budget 1997 très austère, a cédé lundi un peu plus de 600 points, et encore 130 points hier, à 17 350. La baisse frise les 20% depuis fin novembre.

PIB poussif. Sept ans après l'éclatement de la bulle spéculative, la deuxième puissance économique mondiale montre encore des signes de faiblesse. Au second semestre 1996, qui fut pourtant une période de forte croissance dans le monde, l'activité a accusé un nouveau repli. Et la Bourse a suivi. Depuis 1992, la croissance cumulée du PIB américain est de 22%, celle du Japon de 6%.

Pourtant, entre août 1992 et septembre 1995, six plans de soutien de l'activité se sont succédé. Le ministère des Finances a injecté dans l'économie 3 500 milliards de francs. L'équivalent des deux tiers du budget de l'Etat nippon pour 1997! «Keynes est mort, sauf pour les Japonais!», plaisante Kenneth Courtis, chef économiste de la Deutsche Morgan Grenfell à Tokyo. Malgré ces tours de manivelle énergiques, le moteur toussote, donne parfois l'impression de redémarrer, mais finit toujours par caler.

Echec sur toute la ligne? L'analyse est complexe: dans ses

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