Et voila le plat de résistance: le plan social de Moulinex. Huit
mois après l'annonce des 2600 suppressions d'emploi, dont 2100 en France, le groupe électroménager présente aujourd'hui la panoplie de mesures destinées à accompagner le «plan de reconquête» dessiné par le PDG Pierre Blayau le 18 juin. Le plus gros chapitre de ce texte de 80 pages, qui devrait être signé par plusieurs syndicats, est largement consacré à la loi Robien. C'est-à-dire à la réduction du temps de travail aidé. En échange de l'abaissement de charges sociales accordée par les pouvoirs publics à l'entreprise, les salariés travailleront 33 heures et des poussières d'ici 1998, avec des semaines de haute et de basse activité, tout en conservant 97% de leur rémunération actuelle. Selon les calculs de la direction, et comme prévu (lire Libération du 8 octobre) la loi Robien permettra de préserver 750 emplois sur les 2100 promis à la broyeuse. Dans le rôle du marathonien, Pierre Blayau n'aura pas lésiné sur les tours de piste. Huit mois de négociations auront été nécessaires pour boucler le dossier. Voila quelque semaines, l'accord avait déjà reçu un coup de pouce décisif avec l'option loi Robien retenue par la direction. Sans elle, aucun syndicat ne se serait engagé dans la bataille. Ces derniers mois, les discussions ont donc porté sur les modalités pratiques chèrement disputées. La direction souhaitait une organisation plus flexible du travail avec la possibilité, pour le personnel de production, de trava




