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Le Foncier, bannière des résistancesManif de soutien hier des salariés du secteur.

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Publié le 29/01/1997 à 15h13

Le conflit du Crédit foncier de France (CFF) va-t-il faire tache

d'huile? Le siège du Foncier est en tout cas devenu hier le lieu symbole de la résistance aux plans de restructuration initiés par le ministère des Finances dans tous les établissements publics qui sont sous sa tutelle. A l'appel des syndicats de quatorze établissements publics ou semi-publics à caractère économique et financier (Banque de France, Caisses d'épargne, Caisse des dépôts, Crédit national, Coface, Crédit local de France, Centre français du commerce extérieur, Actim, BDPME...), des centaines de manifestants (1 500 selon la police, 5 000 selon les organisateurs) ont défilé en soutien aux salariés du Foncier, de son siège de la rue des Capucines à la Bourse. Devant le cordon de CRS déroulé au bas des marches du palais Brongniart, le chant préféré des salariés du Foncier est réécrit pour l'occasion: «Nous sommes le semi-public, rien ne pourra nous arrêter, ohé, ohé! Ni Arthuis et ses amis, ni Trichet et ses loupés, tous ensemble on va lutter, on va gagner!», reprennent-ils, sous l'oeil amusé des passants, nombreux dans le quartier à l'heure du déjeuner. Derrière la vitre du Café de la Paix, les touristes asiatiques mitraillent. De retour au siège, la manifestation se disperse sous l'oeil du «RG», fidèle au poste dans sa R19. Dany Brillant est toujours à l'affiche de l'Olympia. Dans la matinée, l'intersyndicale des «établissements outils de l'Etat au soutien du commerce extérieur, du financement des PME

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