Les bus resteront aux dépôts aujourd'hui. A l'appel de la CGT et de
FO, de nombreux réseaux de transports participent à la grève de 24 heures, «reconductible», pour réclamer les 35 heures et la retraite à 55 ans. La CFTC a opté pour la grève mais dans sa version «non reconductible». Marseille, Clermont-Ferrand, Nice, Strasbourg, Lyon, Rouen devraient être assez fortement paralysées, sans oublier Toulouse (lire ci-dessous). A Bordeaux, Poitiers, Limoges, Lille, Montpellier, Nancy, Reims, Tours, Valenciennes, le mouvement sera également suivi, même s'il s'agit parfois d'une heure de débrayage. Cette journée fait suite à la grève nationale du 24 janvier, à une différence près: le front unitaire des syndicats s'est fissuré. Cette fois, la CFDT et la FNCR (autonomes) n'ont pas donné de consigne de grève, accusant la CGT et FO d'avoir tout organisé «sans consultation». Sur le fond, les organisations sont pourtant d'accord. La CFDT a d'ailleurs appelé à «organiser des actions diversifiées au plan local», tandis que la FNCR indique qu'elle «ne s'opposera pas à ce que nos équipes qui le souhaitent fassent grève». Lors de la commission paritaire du 28 janvier, l'Union des transports publics (UTP) avait proposé le passage à 35 heures payées 37 «au plus tard le 1er janvier 2001», ainsi que l'amélioration du dispositif préretraites contre embauches. Les syndicats comprennent «flexibilité, annualisation et réduction du temps de travail avec perte de salaires». Prochaine commission, le 14




