Il y a peu, Jacques Chirac avait publiquement regretté que le
gouvernement ait dû se mêler du conflit des routiers. Toute la difficulté, aujourd'hui, consiste à ne pas recommencer l'expérience avec les transports urbains, en grève pour la sixième journée consécutive (17e jour pour Toulouse). Les pouvoirs publics se montrent donc très discrets dans ce conflit qui concerne plusieurs sociétés et qui continue de paralyser une douzaine de villes. Hier matin, au détour d'une rencontre justement consacrée aux routiers, le ministre des Transports Bernard Pons en a profité pour glisser un mot à propos des autobus à Marc Blondel et Roger Poletti, respectivement leader de Force ouvrière et secrétaire général de la fédération FO des transports. Le syndicat est en effet, avec la CGT, à l'origine du mouvement. Les traminots n'auront pas la retraite à 55 ans comme les routiers, a répété Bernard Pons à ses interlocuteurs. Toutefois, «l'Etat apportera son aide aux améliorations des conditions de travail ainsi qu'au renforcement de la sécurité» dans les bus. Pour ne pas avoir à financer une réduction du temps de travail contre embauches et moyennant des allégements de charges sociales de type loi Robien, formule jugée trop dispendieuse, le ministre préfère négocier une assistance moins lourde sur la sécurité. Et éviter ainsi une possible contagion à d'autres secteurs. Les propositions du ministre s'orientent dans deux directions. Premièrement: l'Etat financera la mise en place de «systèmes d




