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Traminots: les conflits butent sur le départ à 55 ans. A Lille, Toulouse, Toulon, Sète ou Cannes, les négociations achoppent sur le problème de la retraite.

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Publié le 13/02/1997 à 21h36

L'idée est toujours la même: obtenir la retraite à 55 ans, comme les

routiers. Nullement découragés par la fermeté du gouvernement ­ lundi, le ministre des Transports, Bernard Pons, a clairement redit qu'il n'en était pas question ­, les conducteurs de bus de Lille ont décidé de poursuivre la grève malgré un accord sur la réduction du temps de travail. Hier, ils ont signé avec la direction de Transpole, société exploitante des transports locaux, un document pour la semaine de 35 heures, sur trois ans et sans perte de salaire (avec cinq jours de congés supplémentaires par an et l'embauche de 48 employés jusque-là à temps partiel).

«Le problème de la retraite ne peut se régler qu'au niveau national», souligne un représentant de l'intersyndicale. Il faudra donc attendre vendredi, date de la prochaine commission paritaire direction-syndicats pour que bus et tramways de la métropole lilloise sortent des dépôts. Les réseaux de Toulon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Sète, Nice et Cannes ont opté pour la même position, bien que les tensions sur le terrain augmentent. A Toulouse, où un service d'autocars privés a été mis en place pour desservir quelques lignes, des traminots ont reçu des lettres de mise à pied pour «menaces, dégradations de matériel et vol d'autobus». Ces lettres ne seront cependant pas assorties de licenciement, a assuré le préfet de Haute-Garonne. Le maire, Dominique Baudis (UDF-FD), a également laissé planer la perspective d'un recours en justice, comme cela a été f

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