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Libération

Le véritable coût des aides à l'emploi

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Publié le 17/02/1997 à 17h28

Le débat sur le coût de la loi Robien mérite que l'on s'attarde sur

les gains et les coûts respectifs des divers dispositifs de la politique de l'emploi. On englobe en général sous ce terme toutes les incitations publiques à la création d'emplois ou aux retraits d'activité. Une analyse traditionnelle consiste à mettre au regard du coût de chaque dispositif les économies réalisées par les rentrées de cotisations sociales et la baisse des allocations de chômage. Le chiffre souvent évoqué ­ notamment au cours de la campagne présidentielle ­ d'une économie de 120 000 francs par an pour chaque chômeur retrouvant un emploi laisse entendre que toute dépense qui ne dépasserait pas ce coût unitaire serait neutre à terme pour les finances publiques. C'est oublier que ce chiffre représente le gain pour les finances publiques d'un emploi créé par la croissance et que la plupart des mesures de la politique de l'emploi n'engendrent pas une économie de cette ampleur (et certainement pas le fameux contrat initiative-emploi, à l'origine de ce débat). A contrario, de nombreuses analyses se concentrent sur le coût budgétaire initial des dispositifs sans prendre en compte les effets induits, et notamment les rentrées fiscales résultant du supplément d'activité.

Les simulations réalisées par l'OFCE et la Dares pour les principaux dispositifs existants et par l'OFCE pour la loi Robien (1) permettent d'évaluer le coût net des différentes mesures. On peut distinguer les dispositifs qui favorisent la

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