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Libération

Air France: huit mois très chauds. Malgré les pilotes, le PDG Christian Blanc s'en tient à son calendrier.

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Publié le 21/02/1997 à 17h14

Dans la guerre des nerfs que se livrent depuis des mois la direction

du groupe Air France et les pilotes à nouveau en grève hier (lire ci-dessous), les syndicats n'ont pas compris une chose: Christian Blanc n'aime rien tant que les rapports de force. Un genre dans lequel il excelle et qui lui permet d'avancer à grands pas vers un changement radical: la disparition, totale, de l'ex-Air Inter. L'attitude crispée des pilotes, qui refusent de s'aligner sur les conditions de travail de leurs collègues d'Air France, n'y change rien. Lundi, la journée pourrait être cruelle pour ces derniers: selon la CFDT, le personnel au sol d'Air France Europe, tout aussi concerné que les autres par la fusion mais beaucoup moins vindicatif, devrait signer un accord avec maintien de ses conditions de travail, légèrement supérieures à celles des personnels d'Air France...

Avant la fin de l'année, la guérilla direction-pilotes devra franchir trois étapes importantes. 1er avril, Air France reprend en location gérance l'ex-Air Inter. Il s'agit en réalité d'une étape transitoire avant la fusion totale des deux compagnies. A cette date, Air France va louer le fonds de commerce, la flotte et les installations de l'ex-Air Inter -le loyer a été fixé à 6,5% du chiffre d'affaires de cette dernière. Les sièges des deux compagnies seront réunis à Roissy (mis à part la direction des ressources humaines), il n'y aura plus qu'une seule fiche de salaire pour tous. Les négociations pour harmoniser les statuts sont

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