Menu
Libération

Nouvelle grève surprise. Le mouvement des pilotes a été peu suivi hier.

Réservé aux abonnés

Publié le 21/02/1997 à 17h14

Lassitude? Habitude? La nouvelle grève surprise lancée hier par

trois des quatre syndicats de pilotes d'Air France Europe n'a pas eu l'ampleur des mouvements précédents. Bien que certaines destinations aient été très touchées ­ en particulier Nice avec 24 vols annulés ­, la compagnie a réussi à assurer près de 63% de son programme. La moitié des vols pour Marseille a été maintenue. La journée ­ la grève s'est terminée à minuit ­ aura donc été moins difficile pour les passagers que lors de la précédente grève du 9 février où la quasi-totalité des avions étaient restés cloués au sol. Il est vrai que, cette fois, l'un des quatre syndicats de pilotes, le SNPL, représentant un tiers de la profession, n'a pas appelé à cesser le travail.

Mais le climat au sein de l'entreprise reste toujours aussi délétère. Par communiqués interposés, direction et syndicats continuent de s'envoyer des petites phrases aigrelettes. D'un côté, pour l'USPNT, le SNPNAC et le SPIT, les trois syndicats ayant appelé à la grève, il s'agit de brocarder «les méthodes de voyou de Christian Blanc», le Pdg du groupe Air France. De l'autre, la direction souligne «l'attitude irresponsable» des grévistes en rappelant que la compagnie doit faire face à la «41e grève depuis deux ans, la 62e depuis cinq ans», et en insistant sur les salaires des intéressés, supérieurs à ceux de British Airways ou de KLM.

Derrière toute cette guérilla, il y a bien sûr la fusion prévue entre l'ex-Air Inter et Air France, les nouvelles cond

Dans la même rubrique