L'an I de la réforme de la SNCF sera placé sous le signe d'un budget
clarifié et ambitieux. Selon les comptes qui seront présentés demain au comité central d'entreprise (CCE) par le président Louis Gallois, le chiffre d'affaires de l'entreprise ferroviaire devrait progresser de près de... 50% entre 1996 (54,9 milliards de francs) et 1997 (estimé à 86,9 milliards)! Pas de miracle là-dessous: désormais, la SNCF va facturer le coût de ses travaux, sur les voies, au nouvel établissement public, Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire des infrastructures depuis le vote de la réforme au Parlement en janvier. Toute à sa reconquête de la clientèle, l'entreprise ferroviaire envisage, plus modestement, d'augmenter ses recettes voyageurs, malgré la nouvelle concurrence issue de la déréglementation des transports (au 1er avril 1997, le ciel européen sera totalement ouvert). Lee recettes du trafic voyageurs sur grandes lignes et TER (transports régionaux) devront ainsi progresser, entre 1996 et 1997 de 22,4 milliards de francs à 23,6 milliards, soit une hausse de 5,5%. Pour le seul transport en Ile-de-France, la progression prévue est de 6,9%. A part ça, les pertes de l'année dernière sont énormes: 15,2 milliards de francs. Le résultat courant s'établit en négatif: -12,8 milliards (contre -16,6 en 1996), les 2,4 milliards restants faisant partie de «résultat exceptionnels», à savoir: 800 millions de francs de provisions, (contentieux non encore réglés, matériel vieilli, provisions de




