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«Ceux de Vilvorde» se requinquent à Douai. 300 Belges ont débarqué hier dans l'usine Renault où les chaînes ont été arrêtées.

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Publié le 14/03/1997 à 23h20

Vilvorde-Douai, envoyée spéciale.

Les Belges sont remontés dans leurs cars. Et ils sont revenus à Douai. Hier matin, 400 salariés de Renault-Vilvorde ont embarqué à bord de huit bus pour une nouvelle «opération surprise». Première étape avant l'usine Renault de Douai: la banlieue de Tournai, où se trouve l'entreprise Delphi, une ancienne usine Renault spécialisée dans le câblage électrique, revendue en 1990 à General Motors. Le site, qui emploie 400 personnes est resté un sous-traitant exclusif de la marque française. Mais il est également condamné à la fermeture, en juillet, en même temps que Vilvorde. Les Flamands sont déçus: ils espéraient bloquer la production qui fournie les établissements de Douai et de Maubeuge. En réalité, Delphi a déjà réduit sa capacité de 50%. «Alors, toi aussi, maintenant, tu rejoins la classe des licenciés?» demande Patrick à Jean-Noël, employé au contrôle chez Delphi.

«Faut trouver autre chose, c'est pas ça qui va gêner Renault», grimace Chris. Les syndicats se concertent. L'usine de Douai (5 900 salariés) n'est qu'à quelques kilomètres, mais, selon leurs informations, les CRS y seraient nombreux. «Nous sommes venus ici parce que nous voulons montrer à Renault que nous sommes capables d'aller partout, chez tous les sous-traitants s'il le faut», s'exclame Karel Gacoms, leader des syndicats FGTB (socialistes). «Maintenant, nous allons aller à Douai, mais il y a les CRS. Je vous demande donc de garder votre calme», ajoute le syndicaliste. Deux car

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